Elle est enfin là ! Quoi ? La review de l’ InterContinental Hôtel Dieu à Lyon … vous avez été nombreux à vous interroger sur l’absence de communication sur ce blog voyage lyonnais spécialisé dans l’ hôtellerie, avec une énorme rubrique consacrée aux différents établissements où j’ai pu séjourner à travers le monde. J’avais eu le plaisir de séjourner dans des hôtels de cette marque luxe du groupe IHG à Tel Aviv, Cannes, Paris et Berlin … Bref, il était inconcevable pour moi de ne pas vous parler sur A taste of my life fr de ce magnifique vaisseau qui s’est posé dans notre ville, après un chantier qui a duré trois ans, l’impatience était à son comble …
Ci-dessus une vue de la façade de 360 mètres donnant sur le Quai Jules Courmont, l’autre côté donne sur la rue Bellecordière, et les deux faces nord et sud sur les rues Childebert et rue de la Barre.
J’ai préféré laisser passer quelques mois après l’ouverture (et une très chouette visite la veille, en petit comité) et la période de rodage, nécessaire à tout hôtel, même de ce standing, pour expérimenter un séjour dans ce lieu magnifique à Lyon .
Le Grand Hôtel Dieu
Avant toute chose, il me semble important de vous présenter l’Hôtel-Dieu , situé sur les berges du Rhône.
C’est dès 1177 qu’on retrouve trace d’un « Hôpital du pont du Rhosne », où on accueillait voyageurs, pèlerins, mais aussi les soldats blessés venant d’Italie. Des travaux d’agrandissement débutèrent en 1583 et en 1628 ses services furent très sollicités en raison de l’épidémie de peste qui sévissait cette année-là.
Cependant ce n’est qu’au XVIIIème siècle que le bâtiment prend plus ou moins la forme qu’on lui connaît aujourd’hui, grâce à un architecte de génie : Jacques-Germain Soufflot. L’Hôtel-Dieu devient un hôpital réputé pour la qualité de ses soins, de ses médecins, parmi lesquels on comptera Rabelais … il devient une référence et soigne même des personnalités prestigieuses.
Après une période difficile au moment de la Révolution, il est encore agrandi au XIXème siècle, et inscrit à la liste des Monuments Historiques en 1934. La reconversion débute dès le début des années 2000 à l’initiative des HCL (hospices civils de Lyon), qui souhaitent le vendre. Le dernier service en activité fermera ses portes en octobre 2010.
C’est le cabinet d’architectes AIA, un des plus grands groupes européens d’architecture et d’ingénierie, qui a remporté le concours international de réhabilitation. On leur doit par exemple, toujours à Lyon, la transformation du stade de Gerland, celle de la Halle Tony Garnier et la conception de la Tour Incity.
L’édifice hors normes a ainsi fait l’objet, de 2013 à 2019, de la plus grande opération de rénovation privée d’un site classé en France.
Le Grand Hôtel-Dieu est articulé autour de cours (la cour du Midi (recouverte d’une grande verrière), cour Saint-Martin, cour Sainte-Elisabeth, cour Saint-Henri, cour Saint-Louis) toutes différentes, et du cloître. En levant les yeux, on admire le dôme Pascalon, le dôme des Quatre Rangs et le Grand Dôme de Soufflot.
De nombreuses boutiques, cafés, restaurants s’y sont installés, mais aussi des entreprises, dans les bureaux aménagés en rez-de-chaussée ou en étage. Ces ouvertures ont eu lieu au printemps 2018 et je ne vais pas lister toutes les enseignes dans cet article …
Par ailleurs, des Halles situées côté quai Jules Courmont, réunissent plusieurs artisans ou MOF (meilleurs ouvriers de France) réputés de la région : Pignol, Pozzoli, Voisin, Trolliet, la mère Richard, Vianey, Guyot …
Sur 1200 m², c’est un véritable lieu de rendez-vous pour les passionnés de gastronomie, où on peut faire ses achats à emporter (boulangerie, pâtisserie, chocolats, fromages, vins …) ou même déguster sur place, comme c’est le cas pour les fruits de mer du MOF poissonnerie Vianey.
Ouverte plus récemment au sein du Grand Hôtel-Dieu (en octobre 2019), la cité de la Gastronomie, un musée qui rend honneur à la cuisine de la ville et de la région, à travers des expositions permanentes et temporaires, une « gastro-ludothèque » pour les enfants, des activités et évènements renouvelés tout au long de l’année. Je ne peux pas émettre d’autre avis, ne l’ayant pas visité ; j’ai lu des avis très contrastés.
La cour Saint-Louis (ancienne « cour de l’arbre »), où quelques tables du restaurant Epona sont installées dès les beaux jours, pour profiter d’un excellent déjeuner au calme et à l’ombre …
Une réhabilitation similaire a déjà été faite avec réussite par le groupe IHG à Marseille, (adresse non testée) où là par contre un très beau spa Nuxe satisfait une clientèle exigeante. C’est peut-être pour cela que pour Lyon, c’est le même architecte d’intérieur qui a été choisi, Jean-Philippe Nuel, qui a su allier esthétisme et respect de l’histoire et du patrimoine. En puisant dans l’histoire des lieux, il a imaginé un concept décoratif à la fois « monacal et précieux », entre la sobriété de cet ancien hôpital et l’élégante richesse de son architecture extérieure.
Partout dans l’hôtel, les artistes et artisans lyonnais ou de la région ont participé à la mise en beauté des différents espaces. Un peu partout, les pigments et ors de Manuela Paul-Cavallier, architecte d’intérieur mais aussi artisan doreur, que ce soit « Kukan » (ci-dessous, dans le lobby), ou ses autres tableaux dans la conciergerie, face aux ascenseurs du premier étage, dans le vestiaire, ou sous le grand dôme. Pendant trois ans, elle a travaillé pour créer ces oeuvres d’après l’idée de J.P. Nuel, de façon à les lier à ce lieu, en s’inspirant des motifs floraux des soieries lyonnaises ou des planches de botanique.
Les plafonds passés à la chaux avaient été dissimulés …. on les met à nouveau en valeur !
Au niveau du lobby et de la conciergerie, je remarque les différents paravents (dix au total) de l’artiste lyonnaise Véronique de Soultrait , qui mêlent chanvre brut, fils d’or et cordes monochromes. Formée à l’Ecole des Beaux-Arts, elle a réussi à me séduire avec cette thématique des nuages, utilisant une corde noire agencée en ronds qui se marie fort bien avec le tissu tendu et ces luminaires.
Le passage entre ces deux espaces, est ouvert à la déambulation de tous, ainsi que l’axe du grand dôme ; il était important que les lyonnais s’approprient ce coeur du Grand Hôtel-Dieu, qu’il ne soit pas seulement un lieu d’accueil de gens privilégiés, mais reste un lien social de la ville.
Mon oeil attentif reconnaît des roses ici ou là : sur les épais tapis gris, ou sur les tableaux de l’artiste Manuela Paul-Cavallier . La rose était en effet un motif floral très à la mode à partir du XVIIIème siècle, sur l’impulsion notamment des gravures de Philippe de Lassalle, dessinateur-ornemaniste, créateur de motifs pour le tissage de la soie. On la retrouve abondamment dans la soierie lyonnaise, et dans les jardins aussi grâce aux célèbres rosiéristes Jacques Plantier et Jean Beluze entre autres.
En cette période de Noël les jolies créations délicates en papier de Ninn Apouladaki trônent sur le comptoir de la réception, ce sont eux qui ont également embelli le vaste meuble à casiers au fond en le transformant pour quelques jours en calendrier de l’Avent géant, avec de grandes boîtes numérotées. Les enfants pouvaient aussi déposer leur courrier pour le Père Noël dans la boîte créée pour eux, d’un joli rouge (Ninn Apouladaki également).
Cette reconversion est en tous cas une réussite, puisque qu’elle a remporté le « Gold Key Award 2019 » dans la catégorie Best Hotel Luxury, décerné par le magazine Boutique Design, récompensant les meilleurs designers du monde. Ajoutons à cette prestigieuse récompense, celle reçue lors de la soirée des Trophées du Tourisme de OnlyLyon : l’InterContinental a reçu le Trophée de l’hébergement.
La chambre
L’hôtel compte en tout 109 chambres et 35 suites, de différentes catégories ; les Suites Duplex, au nombre de 28, ont une vue unique sur le Rhône et sont très demandées.
On est surpris dès l’entrée, qui se fait par l’étage, sur cette jolie mezzanine très bien meublée, d’un canapé et table basse, d’un bureau et d’un meuble abritant une penderie, table et fer à repasser, ainsi que le plateau de courtoisie avec thés, café, infusions, bouilloire et machine à café, ainsi que le mini-bar.
Sur la table basse, un assortiment de fruits, une eau minérale et une carte de bienvenue rédigée par la directrice, Madelijn Vervoord , carte provenant d’une de mes adresses chouchou du bas des pentes de la Croix-Rousse, l’Atelier boutique Diable! Petite Manufacture, illustrée d’un joli dessin de Mariette Guigal, (l’une des créatrices) représentant le vieux Lyon de nuit, avec une superbe chouette. Je vous recommande de leur rendre visite 9 rue Saint-Polycarpe (1er arrondissement) si vous venez à Lyon.
Placés au dessus du mini-bar, on retrouve également, très bonne idée, un chargeur pour téléphone mais aussi la bougie créée par Brume & Orpin, (Tiphaine Cogez Cousseau) « Absolument Soie » , fragrance qui s’articule autour d’un voile de rhizome d’iris et de fleur de jasmin, accompagné en tête d’une lumineuse mandarine italienne et de cardamome du Guatemala.
On descend ensuite par un escalier à la chambre, prolongée d’une grande salle de bains. Sous cet escalier, encore pas mal de rangement pour les hôtes qui ont une grande garde-robe.
La vue depuis la grande fenêtre, le Rhône aux premières lueurs du jour … je peux vous garantir que le triple vitrage fonctionne à merveille, je n’ai pas du tout entendu le bruit de la circulation, pourtant intense sur ce quai Jules Courmont. L’immense fenêtre haute de six mètres laisse entrer beaucoup de lumière, et lovée au fond du lit, je regardais évoluer les couleurs du ciel.
Les murs sont ornés d’impressionnants panneaux de soie tendue reprenant un motif original du XVIIIème siècle, spécialement créés pour l’hôtel par l’entreprise historique de la grande soierie Verel de Belval . Les coussins et le plaid sont issus des collections Métaphores de la même maison, et au dessus du canapé, en mezzanine, un tableau de Lauranne Bardet dans les tons bleu et or (voir photo plus haut). Diplômée de l’école Boulle, et après une première expérience chez Hermès, elle crée son propre studio d’architecture d’intérieur. Pour ces tableaux créées pour l’InterContinental, elle est partie de fragments photographiques, de la rose, photographiée en macro, puis décomposée de façon non figurative, à l’aide de recherches colorimétriques. Vous retrouverez aussi ses créations dans la suite présidentielle.
En soirée, une gentille fée du sommeil est passée pour s’enquérir de mes besoins éventuels … et me remettre deux jolis sachets de tisane au romarin, thym et citron, une création de Tea Heritage (Elodie Fagot) …
Le bien-être
J’ai visité le centre « Le Tigre« , qui se trouve le long du cloître du Grand Hôtel Dieu, où on peut pratiquer le pilates, le yoga, … mais aussi se faire chouchouter dans l’une des salles de soins et massages où des esthéticiennes utilisant les produits Deep Nature vous enlèveront stress et fatigue. Quelques produits de cette marque sont également vendus sur place.
Les clients de l’InterContinental peuvent accéder 24 h sur 24 et 7 jours sur 7 à la salle de fitness et d’étirements grâce à une carte magnétique, celui-ci se situant seulement à 2 mn de marche de l’hôtel.
Pour les personnes souhaitant des soins du visage ou du corps haut de gamme, un institut Sisley se trouve pas très loin, rue Gasparin.
Le petit-déjeuner
J’ai un peu traîné au lit et attendu que le soleil soit bien levé pour me rendre dans la salle du restaurant Epona, où est servi le petit-déjeuner, sous forme de buffet.
Il y a un très grand choix de mets sucrés et salés, complété par une carte, pour commander des plats préparés en cuisine, servis à votre table.
Je me suis laissée tenter par les poissons fumés, mais aussi par un ou deux morceaux de fromage, ils sont excellents, normal, ils viennent de la célèbre affineuse Renée Richard, qui a son stand aux Halles Paul Bocuse et aussi au Grand Hôtel-Dieu.
On retrouve la marque de cette fromagère locale au rayon des yaourts, avec quelques fruits secs, en version fruits exotiques ou nature.
De grandes cocottes ou marmites gardent au chaud quelques préparations salées, comme du bacon ou des saucisses, de très bonnes pommes de terre sautées (voir photo) ou des champignons.
J’ai trouvé les viennoiseries excellentes, comme ce croissant, mais hélas je n’avais plus de place pour goûter à la brioche aux pralines, qui pourtant me faisait de l’oeil … amateurs de pancakes, crêpes et autres douceurs, vous n’êtes pas oubliés. Il y a même des cookies …
Le thé servi est de la marque Harney & Sons, comme c’est le cas pour le tea time sous le grand dôme. Ce sont les confitures Andresy , qui ont le label EPV (Entreprise du Patrimoine Vivant) qui sont proposées. J’ai trouvé amusant de présenter un rayon de miel sur le buffet, où chacun peut prélever un peu du précieux nectar pour l’emporter dans un petit verre, sur la table.
Le bar
Je pense qu’on peut dire que c’est vraiment la star de l’InterContinental, avec une hauteur sous plafond de plus de 30 mètres, qui donne le tournis. Dans cette ancienne chapelle de l’hôtel Dieu, l’architecte d’intérieur a imaginé des fleurs à la place de l’ancien autel (à la période de Noël on y trouvera des sapins richement décorés) ; les bouquets sont forcément immenses, et les fleurs les plus grandes possibles, pour répondre à la taille de salle. Des banquettes en arc signées Ligne Roset sont installées autour pour délimiter cet ancien espace sacré au centre duquel se trouvait un autel en marbre, tout en ouvrant des passages pour que les hôtes puissent déambuler. On resterait des heures à siroter un cocktail assis dans les confortables banquettes ou dans les fauteuils (Ligne Roset également) des confidentielles alcôves qui bordent la salle où l’on peut discuter en tête à tête. A noter que le pavement avait été restauré au début des années 1980. Les grands paravents, le long des façades, ont été dessinés pour ce lieu, et ils reprennent comme vous le voyez le dessin du pilastre incrusté dans les murs.
Ils participent à la maîtrise acoustique du Dôme, et c’est vrai que c’est une prouesse …. j’y suis allée plusieurs fois et jamais je n’ai trouvé qu’il y avait un brouhaha ou une résonance pénible.
Le bar, réalisation de Jean-Philippe Nuel, a remporté le prix « meilleur effet Wow! » en 2019, décerné lors de la 20ème cérémonie de remise des Worldwide Hospitality Awards. Ce trophée récompense un produit, une prestation ou une expérience exceptionnels proposés par un établissement de niveau 5 étoiles et plus, et qui démontre sa capacité à investir pour surprendre et dépasser l’imaginaire de ses clients les plus exigeants.
Voici ci-dessous un détail du tissu en soie lyonnaise, au dos des jolies banquettes incurvées.
Je vous conseille de goûter le cocktail signature, baptisé en toute logique « Le Dôme », créé pour ce lieu spectaculaire. La recette ? Vodka Elyx (Absolut), citron jaune et liqueur de praline qui sont mêlés au shaker, et champagne rosé, ajouté juste avant le service.
A la carte aussi, le « Breakfast old fashioned » ou le « Kiwi Chartreuse Tarragon » ou le « Wasabi Peas » ; les prix vont de 16 à 20 € le cocktail.
Sur la carte, une petite restauration à découvrir sans modération, pour une faim modérée : planches à partager, (fromages, charcuteries) ou assiettes plus recherchées.
Le restaurant
C’est avant tout une cuisine de partage que Mathieu Charrois souhaite proposer aux lyonnais ainsi qu’aux clients de l’hôtel. Ce jeune chef a fait ses classes auprès de Michel Troisgros à la table du Lancaster. Il part ensuite en Polynésie, déjà à l’InterContinental, pour quelques années, avant de rejoindre Yannick Alléno à Courchevel, puis de repartir à Beyrouth. De retour en France il participe à l’ouverture de l’InterContinental de Marseille, en tant que sous-chef de Lionel Lévy. Il dirige maintenant l’ensemble des cuisines de ce bel établissement lyonnais, dans la capitale de la gastronomie.
Mais avant de rentrer dans les détails des assiettes, je vous présente tout d’abord la jolie salle, où l’on retrouve ce plafond à la française blanchi à la chaux ; cette pièce lumineuse est bordée de grandes fenêtres et peut accueillir 100 convives (plus quelques tables en terrasse, montrée plus haut). J’aime beaucoup les tons clairs de la banquette ou du plafond, mariés au bois chaleureux, et les luminaires suspendus dont la forme rappelle la coiffe des religieuses.
« Epos » signifie cheval en gaulois … d’où le nom de la divinité gallo-romaine, « Epona » , grande déesse cavalière, qui donne son nom au restaurant.
Après une rafraîchissante cervelle des canuts servie avec des gressins, on attaque les entrées avec pour moi un très léger maquereau servi avec des lentilles, de la crème d’Étrez (dans l’Ain) fumée, jus de prune et Banyuls.
Un des plats « signature » de Mathieu Charrois, les « K’nelles« , qui restent à la carte (celle-ci change normalement tous les trois mois) et sont servies en entrée : préparées à base de chair de poisson blanc, tétragone (ou épinard d’été), elles sont servies avec une délicieuse sauce Nantua aux écrevisses. C’est une version modernisée de l’incontournable spécialité régionale, qu’on retrouve dans les fameux bouchons lyonnais, mais avec une nouvelle dimension …. croustillante 🙂
Voici ma truite saumonée , blette à la moelle de chez Monsieur Mounier, beurre blanc au Dolin (il s’agit de vermouth) : un plat très savoureux et finalement léger.
Un peu cachée, voici la sole, sous une émulsion à l’arabica, accompagnée d’une mousseline de céleris-rave.
Le menu proposé pour le déjeuner, à 29 euros (entrée, plat et dessert) est d’un très bon rapport qualité-prix. Un autre best-seller du Chef, ce sont les « cocottes » à partager, servies dans des marmites en fonte, pour deux personnes ou plus ; en version viande ou poisson, elles raviront les gourmands. Quelques exemples : jarret de veau confit, selle d’agneau, volaille de Bresse au vin jaune (un must !), tronçons de lotte, pot-au-feu d’ailes de raie …
Les desserts sont à la hauteur des plats, et le jeune Valentin Vexenat avait déjà ravi mes papilles au Kitchen Café dans le 7ème arrondissement, ainsi que sous le grand Dôme pour le teatime lancé mi-décembre. Sur la carte on a envie de tout goûter … Marion a craqué pour le taco … une tuile garnie de riz au lait de coco, surmontée d’une brunoise de mangue à la coriandre, qui cache un sorbet mangue-curry (ci-dessous). Amateurs de fruits, je vous signale qu’il existe en ce moment à la carte une cocotte exotique, à déguster à plusieurs, qui renferme un ananas rôti aux douces épices, ce doit être un régal.
De mon côté j’ai hésité à briser la ravissante meringue hérissée de pointes, une pavlova accompagnée de chantilly au mascarpone, qui renferme des poires fraîches citronnées, un sorbet et un gel à la poire, parfumée à la badiane.
Je vous invite à lire ma review du Teatime à l’InterContinental Lyon publiée le mois dernier à l’occasion de son lancement, un instant de gourmandise haut de gamme sous le grand dôme de Soufflot.
La conciergerie
Tout droit arrivé de l’InterContinental de Moscou, c’est le jeune Artyom Osipov qui est chef concierge , vous le retrouverez avec son équipe non loin de la réception. Arborant fièrement les clefs d’or au revers de son costume, il prête assistance aux clients à la recherche du moindre renseignement, se mettant en quatre pour les satisfaire, proposer peut-être une promenade dans le Vieux Lyon , une visite de Fourvière , ou quelque chose de plus original. J’avais rencontré son homonyme Roger Geadah lors de mon passage à l’InterContinental Paris Le Grand, et l’avais interviewé, clic clic pour lire cet entretien …. Roger travaille maintenant au Four Seasons de Dubaï (Jumeirah Beach) ; c’était pour moi l’occasion d’apprendre sur cette profession hélas pas assez féminine, mais la jeune Audrey Berr à l’IC Marseille, qui a obtenu les clefs d’or début 2017, démontre justement que les femmes peuvent exceller dans ce métier également (en devenant ensuite, en plus, secrétaire générale adjointe du Comité Directeur des Clefs d’Or).
J’avoue avoir une fascination pour ces hommes et femmes exceptionnels, j’ai toujours beaucoup de plaisir à échanger avec François Méquignon, un temps concierge à la prestigieuse Cour des Loges, et maintenant en poste à la discrète Villa Maïa.
Un espace réservé aux membres du Club InterContinental se situe en étage supérieur, pas loin de la Suite Présidentielle. Ce programme de fidélité donne droit à de nombreux avantages (dont j’avais pu profiter à Berlin) dont l’accès à ce petit salon privé, avec bar à volonté (softs et alcools).
J’espère que vous avez aimé lire cette review, et que vous apprécierez le petit film d’usage qui clôture tous mes articles de cette catégorie. A bientôt ! N’hésitez pas à relire mes reviews du Carlton Cannes , du Paris Le Grand et de l’InterContinental Berlin .
https://vimeo.com/381796512
Un grand merci à toutes les équipes de l’InterContinental Lyon pour leur accueil, et tout spécialement à Marion pour l’organisation du séjour.
Chambre 256 – Catégorie Suite Duplex vue Rhône
INTERCONTINENTAL LYON HOTEL DIEU
20 Quai Jules Courmont
69002 LYON
Site Web : http://lyon.intercontinental.com
* INVITATION *
9 réponses sur « InterContinental Lyon Hôtel Dieu »
Encore une belle adresse à Lyon ! Ce dôme donne le vertige …
Quel hôtel incroyable ! merci de nous l’avoir montré …
Il est magnifique cet hôtel …. que d’histoire dans ces murs !
Aussi bien que Marseille ? 🙂
ah ah, je ne saurais te dire, je n’ai pas encore séjourné à l’InterContinental de Marseille !
quel magnifique reportage et très complet ! voilà toute la valeur des blogs !
le petit déjeuner me fait très envie et le restaurant aussi (les desserts ont l’air à la hauteur !)
merci Virginie, en effet les desserts sont vraiment très bons et la formule déjeuner en semaine d’un bon niveau !
Et bien quelle belle reconversion pour l’Hôtel Dieu ! Et dire que je l’avais visité pour les Journées du Patrimoine lors de ces dernières années en tant qu’hôpital ! C’est vraiment une belle adresse, j’aime beaucoup la décoration très design et sobre des chambres. Et le petit déjeuner, il a l’air somptueux ! Je craquerais bien pour quelques cannelés !
La prochaine fois que tu viens à Lyon, on ira boire un verre sous le Dôme, promis ! 😉